Le sénateur-maire UMP d’Ermont, Hugues Portelli se lance dans une bataille juridique avec le Conseil général du Val d’Oise. Un combat en deux temps que ce spécialiste du droit public entend bien gagné. Tout d’abord, l’élu UMP s’attaque à la campagne d’affichage sur les cars et les abris bus du Conseil général, en demandant son arrêt et en préparant « un recours dans le cadre du contentieux électoral des élections régionales qui demandera l’intégration de ces dépenses dans le compte de campagne du parti socialiste. » Il attaque également la dernière délibération du Conseil général relative aux nouvelles règles de subvention des communes sous la forme d’un référé suspension immédiat. « C’est une mascarade » réagit-on au Conseil général.
Dans un courrier adressé à ses collègues du Val d’Oise, le sénateur-maire d’Ermont demande leur soutien dans la bataille juridique qu’il engage sur deux actions du Conseil général : la politique de communication de l’instance départementale qu’il qualifie de « propagande antigouvernementale » et sur la réforme des subventions accordées aux communes qui instaure « de nouvelles règles partisanes et clientélistes. » Des décisions qui, selon l’élu, « violent les règles de droit les plus élémentaires. »
Les dépenses de communication du Conseil général intégrées dans les comptes de campagne du PS ?
« J’ai attaqué d’abord la campagne d’affichage politique sur les cars et abris bus menée en détournement des fonds publics du département » explique Hugues Portelli dans son courrier. Dans un premier temps, il l’a interdit dans sa commune en publiant un arrêté municipal. Il a ensuite écrit au président du Conseil général, Didier Arnal, pour qu’il fournisse copie de sa décision. « Celui-ci n’a pas répondu mais, alerté, a préféré renoncer à la seconde vague d’affichage qui était programmée » croit savoir le maire d’Ermont. Une version contestée dans l’entourage du président du Conseil général. « Il n’y a jamais eu de deuxième campagne prévue » nous dit-on.
Enfin, Hugues Portelli annonce qu’il prépare « un recours dans le cadre du contentieux électoral des élections régionales qui demandera l’intégration de ces dépenses dans le compte de campagne du parti socialiste. » « Il n’y a pas de raison que cela soit intégré au compte de campagne » rétorque le Conseil général.
« Rétablir des règles du jeu équitables » entre les communes
Le sénateur UMP ne s’arrête pas là. Il attaque également la délibération du conseil général du 15 janvier dernier. Lors de cette séance, l’assemblée départementale a voté pour de nouvelles règles de subvention des communes. « Ces règles ne respectent pas les principes d’égalité et de libre administration des collectivités territoriales, conteste Hugues Portelli. Je les attaque donc sous la forme d’un référé suspension immédiat et d’un recours sur le fond qui sera déposé dans les prochaines semaines. » Là aussi, cette déclaration provoque l’étonnement au Conseil général. « Nous avons reçu aucune observation de la préfecture » note-t-on.
Le maire d’Ermont a « bon espoir » de voir ses actions validées par la justice. Il veut ainsi contraindre le Conseil général « à reprendre ses négociations avec nos communes pour rétablir des règles du jeu équitables. » Dans son courrier, il invite les maires à le rejoindre dans son action. « Nous attendons. Nous ne sommes pas plus inquiets que cela. Ce n’est qu’un faux-débat » affirme le Conseil général.





Alimas : ce sont surtout vos métaphores médicales qui sont défaillantes. Quant aux diagnostics... mieux vaut ne pas trop fouiller dans l'héritage transmis par la droite, au pouvoir au département pendant 40. Là ce n'est plus question de maladie, ce sont des cadavres qu'on sort des placards !





COMMENTAIRE (03A185A01). COMMENT VOULEZ-VOUS FAIRE FONCTIONNER DÉMOCRATIQUEMENT LE CONSEIL GÉNÉRAL DU VAL-D’OISE ? Soyons vigilants amis électeurs et contribuables ! Soutenons toutes les initiatives visant à assainir voire à éradiquer les pratiques frauduleuses avant, pendant et après les élections. Lorsqu’une instance politique en charge est «chancelante» sur sa majorité, les décisions prises le sont aussi. L’absence de confiance génère de la suspicion. Nous constatons que le trépied démocratique départemental se fragilise en ce qui concerne les équilibres entre la Fonction publique, la Fonction politique et la Société civile. C’est un constat dont il convient de rechercher les causes pour élaborer d’abord le diagnostic et ensuite le ou les traitement(s) à administrer. Il y a beaucoup d’analogie avec le monde de la santé, dans la recherche des causes, diagnostics et traitements pour éradiquer les dysfonctionnements des organismes politiques et publics. C’est, il faut bien le reconnaître, dans les capacités, ressources et aptitudes des personnes et des organismes en charge, que l’on observe les comportements «psychorigides» produisant de la «suspicion» comme la vésicule biliaire produit de l’excès de bille qui comme chacun le sait, enclenche des «aigreurs» qui peuvent devenir très vite intolérables voire dangereuses. En démocratie, lorsque l’autorité n’est pas légitime, il se produit des effets secondaires telle que la «suspicion» qui à son tour produit de l’«autoritarisme». Comment voulez-vous que ce grand navire qu’est le département, puisse avoir un fonctionnement adéquat, quand son équipe dirigeante est à ce point fragilisée par le manque de confiance qu’elle inspire ?





Cet article est mensonger !! Le prénom de M. Portelli s'écrit Hugues, et pes Hughes !
Sinon tout est vrai, M. Portelli est en campagne pour les sénatoriales de 2011. Il faut donc comprendre que son mandat est en danger... des petits camarades de l'UMP se verraient bien sénateurs à sa place. Alors M. Portelli s'empresse de jouer les gros bras de la droite !





Vous avez dit : Elections Régionales ?
ça ressemble plutot à une élection de petites phrases, de petites polémiques, c'est pas moi c'est lui !!! du niveau de cours d'école maternelle.
La politique ne s'en sort pas GRANDIT.....d'où l'expression élections piége à C....
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