Le dirigeant qui s'était déjà investit au rachat du PSG en 2006, est entrée en relation avec la banque d'affaires de la Socpresse, actuel propriétaire du club relégué en Ligue 2, après 44 années passées en 1re division.
Luc Dayan est plus présent au match de l’Entente. On lui a souvent reproché ses absences. Son activité l'oblige à une large discrétion. Dans le milieu du sport-bizness il est devenu un incontournable. Appelé en premier dans l’aventure professionnelle de l’Entente SSG, il est l’actionnaire n° 1 du groupe engagé en Championnat National. Accessible au dialogue, il n’en reste pas moins très silencieux sur ses projets. On se souvient qu'il y a un an, il avait activement travaillé au rachat du PSG qu'il avait un moment relancé avec Canal +, avant de se tourner vers le LOSC (Lille) dont il fut le président puis l’actionnaire principal durant 5 ans. Il est arrivé à l’Entente en 2004 après avoir cédé ses parts (à hauteur de 37,5 %) de la holding Socle alors propriétaire à 98 % du capital du Lille olympique sporting club (LOSC). Avec cette société il avait un moment envisagé de reprendre l'Olympique Antibes Basket en 2002 comme il fut aussi intéressé par l'OGC Nice et l'AS Cannes en 2001, avant de renoncer. En 2006 Son dossier de reprise du PSG appuyé par des fonds des Emirats avait été rejeté.
Il vient d'associer l'ESSG à la Soderip, filiale immobilière du groupe Casino, avec qui le club souhaite financer un centre de vie autour d'un grand stade multisports. Des sites sont retenus à Herblay et sa zone commerciale d'envergure, comme Enghien et le champ de course de Soisy. « Si demain nous pouvons financer un stade sur fond privé, nous l’envisagerons. Mais pour le moment à l’Entente, nous n’en sommes qu’au stade du lancement professionnel », nous déclarait-il il y a juste un an. « Un club n’est pas une entreprise de spectacle. Mais ceci peut s'avérer utile pour lever des capitaux et ainsi se développer. En attendant cette nouveauté permettra l’exploitation d’un club en faisant des recettes, sans être obligé de vendre des joueurs pour équilibrer des comptes et éviter ainsi des catastrophes financières. Nous pensons à cela pour l’avenir du club.»
On le retrouve actuellement dans la reprise du FC Nantes, dans un projet associé à Charles Biétry (ex-responsables des sports de Canal+, puis de France Télévisions) et Eric Besson, député de la Drôme "démissionné" du PS. C'est davantage par ses projets que ses réelles réussites qu'il se fait remarquer. Le FC Nantes-Atlantique n’est pas officiellement en vente, mais il se propose déjà comme un éventuel repreneur.
Arbitre du match Ayrault-Dassault
Le groupe Dassault, actuel propriétaire devrait rester à la tête du club, dont la valeur avoisinerait désormais les 8 millions d'euros (80 millions en 2001). Ce qui serait pourtant à la portée de Luc Dayan, qui assure qu' « On ne m’a pas dit non » (football.fr). « Un investisseur m'a demandé si je voulais travailler avec eux sur la reprise du FC Nantes. Pour cet actionnaire principal à l'identité lourde, c'est clair : c'est Nantes et rien d'autre ! Après avoir étudié sa fiabilité, j'ai exprimé de l'intérêt auprès de la banque d'affaires de la Socpresse, qui gère les participations du groupe Dassault.(...) On n'a fait qu'exprimer de l'intérêt qui a été jugé crédible en retour par la banque d'affaires. Maintenant, il convient de voir comment on peut entamer le processus de reprise. Seule certitude, le schéma est valable pour la L1 comme la L2. Je préfère travailler avec la banque d'affaires mandatée et voir si l'on peut aboutir. Nous ne sommes qu'au début du processus. S'ils décident d'ouvrir les comptes, on entrera dans une période d'audit. Après, interviendront l'expression d'une offre et le contrat de confidentialité. En parallèle s'effectuera un tour de table élargi auprès d'investisseurs locaux ou d'anciens joueurs. » (Ouest France).
Cependant les objectifs et les moyens des acheteurs restant floues, Dassault ne semble pas pressée de céder aux avances du président de l'Entente SSG, même s'il pourrait lacher ce poids mort de son portefeuille. D'autant que l'actionnaire qui a récupéré le club par inadvertance au moment du rachat de la Socpresse en 2004, n'a jamais vraiment porté une grande affection à un club et un sport dont-il ne montre aucun sentiment.
Vendredi, le député-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault (PS) avait estimé que la solution la plus simple pour Dassault, principal actionnaire, serait de vendre le club. « Je sais que c'est par hasard qu'il (Dassault) est devenu actionnaire (...)J'aimerais qu'il dise : 'je ne m'intéresse pas au football, je vends', mais qu'il le dise vite. »
Luc Dayan n'est pas le seul intéressé par un éventuel rachat, puisque Daniel Augereau, PDG de Synergie, premier partenaire du club a également fait savoir dans Presse Océan qu'il serait « Certainement candidat au rachat avec d'autres sponsors" si le groupe Dassault devait se séparer du club. »
En Ligue 2 le budget du FC Nantes-Atlantique tournerait autour de 25 millions d’euros (contre environ 45 en L1).
Fabrice CAHEN
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